Le vin s’accompagne d’objets et de métiers dont l’histoire est souvent méconnue. Certains sont très anciens, comme le tonneau ou le pressoir ; d’autres récents, comme le diplôme d’œnologue, créé au XXe siècle.
Les métiers, de la cave au négoce
Le tonnelier fabrique les fûts dans lesquels le vin est élevé. L’œnologue suit la vinification et analyse les vins. Le courtier en vins rapproche producteurs et négociants, sans acheter lui-même. Le sommelier, enfin, compose la carte d’un restaurant et sert le vin à table. Chacun de ces métiers a son histoire : le mot sommelier vient des bêtes de somme, et le mot gourmet a d’abord désigné un dégustateur au service des marchands de vin.
Les objets, du pressoir au verre
Le pressoir à vin a évolué du grand levier antique au pressoir pneumatique. Le bouchon de liège, la bouteille et l’étiquette ont transformé la conservation et le commerce à partir du XVIIe siècle. Le tire-bouchon est né avec le bouchon enfoncé dans le goulot. Le tastevin, petite tasse d’argent, servait à juger le vin à la bougie, avant que le verre à vin de dégustation ne s’impose.
Ce que racontent ces objets
Ces objets disent la manière dont on a conservé, transporté et goûté le vin à chaque époque. Le passage du tonneau à la bouteille, puis du bouchon de liège à d’autres fermetures, a changé la façon de faire vieillir le vin. Les inscriptions gravées sur les tastevins, les marquages des bouchons ou les mentions des étiquettes sont autant de sources pour l’historien. Les noms de ces objets ont souvent voyagé : la barrique vient du gascon, le tastevin de Bourgogne, le magnum du latin. Leur étude croise l’histoire des techniques, celle du commerce et celle de la vie quotidienne. Les lieux où ces métiers s’exerçaient, chais, cuveries, quartiers de négoce, sont présentés dans la rubrique patrimoine.












