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L’étiquette de vin : une histoire récente et des mentions encadrées

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L’étiquette de vin : une histoire récente et des mentions encadrées

L’étiquette de vin, telle qu’on la connaît, date du XIXe siècle, quand les bouteilles se multiplient et que l’imprimerie lithographique permet d’en produire en série. Aujourd’hui, elle obéit à une réglementation précise : certaines mentions sont obligatoires, comme l’appellation ou la catégorie du vin, le volume, le titre alcoométrique, la présence d’allergènes et le logo destiné aux femmes enceintes.

De l’étiquette manuscrite à l’imprimerie

Avant le XIXe siècle, les bouteilles portent au mieux une étiquette manuscrite ou un sceau. Le vin se vend surtout en tonneau, et c’est le marchand qui l’identifie. Avec le développement de la mise en bouteille à la propriété et du commerce de bouteilles, les producteurs et les négociants font imprimer des étiquettes. Elles deviennent un moyen de reconnaître un vin et une maison.

Les mentions obligatoires

Selon la réglementation européenne et française, une étiquette de vin doit notamment indiquer :

  • La dénomination : l’appellation d’origine, l’indication géographique ou la catégorie du vin.
  • Le volume nominal, en litres, centilitres ou millilitres.
  • Le titre alcoométrique volumique acquis, en pourcentage.
  • Le pays d’origine.
  • Le nom de l’embouteilleur ou du producteur.
  • La présence d’allergènes, comme les sulfites.
  • Le logo ou la phrase déconseillant l’alcool aux femmes enceintes, obligatoire en France.
  • Le numéro de lot.

Les ingrédients et la valeur énergétique

Depuis la fin de l’année 2023, les vins produits dans l’Union européenne doivent aussi informer le consommateur sur leurs ingrédients et leur déclaration nutritionnelle. La valeur énergétique figure sur l’étiquette, tandis que le reste peut être consulté par un code à scanner. Cette évolution rapproche le vin des autres produits alimentaires.

Les mentions facultatives

Le millésime, le cépage, le nom du domaine, une mention de qualité traditionnelle ou une indication de mise en bouteille au domaine sont facultatifs, mais strictement encadrés quand ils figurent. Une mention ne peut pas induire le consommateur en erreur.

Une œuvre graphique

L’étiquette est aussi un objet d’art. Certains domaines confient chaque année la création de leur étiquette à un artiste. Les collectionneurs d’étiquettes, ou œnographiles, rassemblent ces témoignages de l’histoire du vin. Sur l’étiquette, la différence entre IGP et AOC se lit en une mention.

Lire une étiquette en trois questions

Face à une étiquette, trois questions suffisent souvent à s’orienter. D’où vient le vin ? La dénomination répond : une appellation d’origine protégée désigne un lieu précis et des règles strictes, une indication géographique protégée une zone plus large et des règles plus souples, un vin sans indication géographique peut provenir de plusieurs régions ou pays de l’Union. Qui l’a mis en bouteille ? Le nom de l’embouteilleur, avec des mentions comme mis en bouteille au domaine ou par un négociant, renseigne sur le circuit. De quelle année ? Le millésime, s’il figure, situe la récolte.

Certaines mentions renvoient à des catégories particulières : nouveau ou primeur pour les vins mis en vente quelques semaines après la vendange, dont l’histoire du beaujolais nouveau est l’exemple le plus connu. D’autres, comme vieilles vignes, n’ont pas de définition légale en France et relèvent de l’usage du producteur.

La présentation obéit aussi à des règles : les mentions obligatoires doivent être lisibles, indélébiles et rédigées dans une langue comprise par l’acheteur, avec une taille minimale de caractères pour certaines d’entre elles. La contre-étiquette, au dos de la bouteille, accueille souvent ces informations, tandis que l’étiquette principale met en avant le nom du vin.

Pourquoi les sulfites sont-ils mentionnés ?
Ce sont des allergènes reconnus par la réglementation européenne. Leur présence au-delà d’un seuil doit être signalée sur l’étiquette.
Le millésime est-il obligatoire ?
Non, il est facultatif. Mais lorsqu’il est indiqué, une très large majorité des raisins doit provenir de l’année mentionnée.

Voir aussi l’histoire de la bouteille et la naissance des appellations, ainsi que la rubrique objets et métiers.

Sources : réglementation européenne de l’étiquetage des vins, Code de la santé publique (pictogramme femme enceinte), DGCCRF.

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