L’histoire du vin en France commence avec les Grecs de Marseille et se poursuit jusqu’au système des appellations d’origine, créé en 1935. Entre les deux, chaque époque a laissé sa marque sur les vignobles, les mots et les usages d’aujourd’hui.
De l’Antiquité au Moyen Âge
La vigne en Gaule se diffuse avec Rome, d’abord dans la Narbonnaise, puis le long des grands fleuves. Les Gaulois y apportent le tonneau, qui finira par remplacer l’amphore. Au Moyen Âge, les monastères structurent les vignobles et observent les parcelles ; les tables riches servent l’hypocras, vin chargé d’épices et de sucre. Le mariage d’Aliénor ouvre l’histoire de Bordeaux et de l’Angleterre, et les papes d’Avignon font bâtir le château qui donnera son nom à Châteauneuf.
Commerce, classements et crises
Au XIXe siècle, le négoce bordelais est à son apogée : en 1855, les courtiers de la ville dressent le classement de 1855, toujours en vigueur à une révision près. La même époque connaît la crise du phylloxéra, qui détruit la plus grande partie du vignoble et impose la greffe. Le XXe siècle s’ouvre sur la révolte de 1907 dans le Midi, puis voit la naissance des appellations, de la loi de 1905 au décret-loi de 1935.
Le champagne, un récit à part
L’histoire du champagne traverse ces siècles : vins tranquilles du Moyen Âge, mousse d’abord subie puis recherchée, verre anglais plus solide, légende de Dom Pérignon et grandes maisons du XIXe siècle.
Comment lire ces récits
Chaque page distingue les faits établis, datés par les archives ou l’archéologie, des légendes qui les accompagnent. Une date incertaine n’est pas donnée ; une anecdote invérifiable est signalée comme telle. Les métiers et les objets nés de cette histoire sont présentés dans la rubrique objets et métiers, les lieux qui en gardent la trace dans la rubrique patrimoine.












