Le vin a façonné des paysages, des villages et des bâtiments. Plusieurs vignobles français sont inscrits au patrimoine mondial ; d’autres lieux, plus modestes, gardent la mémoire du travail vigneron et du commerce.
Les paysages inscrits au patrimoine mondial
La juridiction de Saint-Émilion a ouvert la voie en 1999, comme premier paysage viticole inscrit. Les climats de Bourgogne et les coteaux, maisons et caves de Champagne l’ont suivie en 2015. Dans ces trois cas, ce n’est pas seulement un vignoble qui est reconnu, mais l’ensemble formé par les parcelles, les villages, les caves et les institutions qui les font vivre.
Monuments et quartiers du vin
Le château du Clos de Vougeot, ancien domaine des moines de Cîteaux, conserve son cellier et ses pressoirs médiévaux. À Bordeaux, le quartier des Chartrons garde les longs chais des négociants, et la Cité du Vin présente les civilisations du vin dans le monde. En Anjou et en Touraine, les caves troglodytiques creusées dans le tuffeau servent toujours au vieillissement des vins.
Le patrimoine du quotidien
Plus discrets, les bâtiments du travail vigneron racontent la vie des villages : maisons de vigneron organisées autour de la cave, cuveries, caves coopératives. Au milieu des vignes, les cadoles, cabottes et capitelles, cabanes de pierre sèche bâties avec les pierres sorties des parcelles, abritaient les outils et les vignerons.
Certains de ces lieux sont protégés au titre des monuments historiques, d’autres par l’inscription au patrimoine mondial ou par des règles d’urbanisme propres aux paysages viticoles. Beaucoup ne doivent leur survie qu’à l’entretien patient des vignerons et des associations.
Visiter avec égards
La plupart de ces lieux se visitent, mais les vignes restent des propriétés privées et des lieux de travail. On reste sur les chemins, on ne cueille pas de raisin, on respecte les périodes de traitement et de vendanges. Les horaires et conditions de visite se vérifient auprès des sites eux-mêmes.












